Je voulais du rouge incandescent, je repars avec un acajou trop doux. J'aimerais, juste une fois qu'on me juge flamboyante sans s'attarder sur le(s) travers de mon profil. Peine perdue...
A is for age : 26 B is for booze of choice : Bailey's C is for career : Traductrice D is for your last dentist appointment : heu en fait j'en sais rien, c'est même préoccupant E is for essential items you use everyday : portable, ordi, montre, livre, carnet, agenda F is for favorite song at the moment : Depeche mode: Wrong, à égalité avec Franz Ferdinand: Ulysses G is for favorite games : Tomb raider 2, les Sonic H is for hometown : Saint etienne I is for instruments you play : Piano J is for Jam flavor on your PBJ : Nutella K is for kids you last saw : Dimanche dernier, ma nièce L is for last kiss : c'est perso^^. M is for fondest memory : y'en a trop et c'est tant mieux... N is for name of your crush : c'est perso O is for overnight hospital stays : 1 fois. P is for phobias : les clowns, les mygales, du classique quoi. Q is for favorite Quote :" Ma vie est bien plus belle lorsque je n'y suis pas" R is for biggest regrets : y'en a trop (pas bien!). S is for status : assise dans mon fauteuil de président T is for time you wake up : 10h30. U is for underwear type : shorty. V is for vegetable you love : tomate W is for worst habit : conso massive de coca, nutella, lait concentré sucré et toute la gamme Kinder. X is for x-rays you’ve had : sais pas. Y is for yummy food you make : lasagnes, quiche lorraine, et toute une tripotée de pâtisseries ( cookies power!!). Z is for last Zoo visited : au choix, la caf ou les bureaux de la sécu.
Mon premier blog n'en était pas un à proprement parler, il était essentiellement composé de photos de ma petite personne à une époque où me supporter en photo tenait de la gageure pure et simple. Pour faire court c'était une démarche thérapeutique et narcissique, pour apprendre à contrôler et jouer avec mon image, un compact pour complice. La confiance et les compliments des commentaires aidant, son contenu a basculé dans la thématique "dénudé soft, lingerie". Au delà de l'expérience, je me suis découvert un intérêt plus profond pour la photographie à proprement parler et le blog ayant rempli sa mission est passé à la trappe. Toujours est t-il que celui que je tiens actuellement ici, plus sérieux et tangible, bénéficie d'un lectorat avoisinant le zéro. J'en conclus donc qu'on a bien raison de dire que le cul fait vendre...
Syl encore, m'apparait métamorphosé en hydre bicéphale, à présent le voir seul tient de l'impossible. Adieu les soirées dvd entre dudes, mc do en take away, adieu les phacochères avachis sur son canapé crème. La fusion en "nous" fout tout en l'air et nous colle le statut de cliché vivant. En sociologue acerbe j'explore le nouvel habitat de la créature "nous". Lit deux places à demi défait/refait témoignant au choix d'un réveil tardif précipité ou d'un coït matinal (également précipité.) A la cuisine se mêlent les guiness vides de monsieur et le livre de cuisine de Mademoiselle. A la fenêtre les boxers voisinent avec les strings sur l'étendage, exposés au regard des passants. Au milieu de ce mélange trône le chat de l'ex célibataire, bête à poils tricolore qui cherche sa place entre deux bibelots. A dire vrai je ne sais pas vraiment chez qui je suis, si la demoiselle siège ici en invitée longue durée ou en locataire cdi. Le couple, le "nous" en soi c'est bien tant que ça ne nuit pas à l'individualité, et il semble que dans le cas de ces deux là cette notion ne soit plus qu'un lointain souvenir. Une question s'impose soudain à moi: comment vivre ainsi constamment collés sans venir à manquer cruellement d'espace et d'oxygène et à plus long terme, de personnalité?
On est là ou pas, extrême peut-être, peu importe, le "on-off" ne fonctionne pas chez moi... Syl s'imagine,..., m'imagine immuable. Des mois d'ellipse, de silences, de gestes sans écho ni retour vers moi, mais je devrais malgré tout reprendre ma place de confidente quand il l'a décidé. Désolée mais ça ne marche pas comme ça, il arrive un moment où je me lasse de ces demi-mesures. Il te faudra désormais t'habituer à mon répondeur, à ce que tes états d'âme tombent dans l'oreille d'une sourde. Sans remords, je disposerai de ce que tu proposes...
Un pas après l'autre, chaussures fendues sur tapis glacé, je m'éloigne de ce son qui me porte, qui résonne encore de loin en loin dans la rue. Encore une fois j'y suis entrée, je l'ai trouvé ce monde, cette sensation qui me dépasse, quand la pulsation se déplace et se loge dans mon ventre, s'insinue entre mes tempes quand les basses grimpent jusqu'à l'intolérable. Sur les visages le même plaisir se lit, l'onde traverse les corps, les investit, même immobiles. On ne peut le comprendre sans le vivre ce n'est qu'un bruit confus voire insupportable quand on le subit sans chercher à vraiment le ressentir. Cet instant m'aura suffi, je le garde jalousement sous mon manteau, sous mon chapeau, et disparais derrière le rideau neigeux....
Hier soir ma chaise a craqué, je me suis retrouvée à ça du cul par terre, oui, à ça parce que la chute n'était pas pour tout de suite mais ça je l'ignorais encore...
10h30, ce matin, on toque à la porte de ma chambre, c'en est fini du sommeil bienheureux, soudain voila que l'on crève mon oreiller; elle est partie doucement à 1h du mat, ma marraine à confiture, à compos florales séchées, à la main verte, à l'affection indéfectible, elle est partie rejoindre son bien aimé de toujours. On est jamais assez bien préparé, on a beau savoir, s'y attendre, le choc reste le même, c'est un courant d'air froid qui vous surprend, un vide dont on ne sait quoi faire. Et Paris qui s'amorce la semaine prochaine, la route interminable, les salons surchauffés et les silences chagrins.
Je voulais m'évader, il aurait suffit d'un train, quelques lumières lyonnaises, mais je n'ai pas quitté le quai. Mon billet composté dans la poche, je m'en retourne d'où je viens, je vais chercher ailleurs la paix et le réconfort que tu ne sais plus donner, je te laisse savourer l'ivresse de ta propre complainte. Je suis un spécimen voué à disparaitre, inadapté à cette ère d'amitié consommable qui prend sans jamais plus rendre. Puisqu'on ne peut rien demander alors je ne donnerai plus...