Ça nous brûle les yeux, il faut que quelqu'un parle, pour dénouer le nœud qui s'insinue dans nos gorges. Je lance au hasard une question à l'attention de mon père tassé dans son fauteuil, le regard aimanté à l'écran. Silence, pas de réponse.
Pour le monde entier c'était une légende, pour beaucoup une étrange créature toute aussi surdouée que malsaine. MJ, des initiales qui disent tout.
Personne ne sait à part notre famille ce que sa musique a représenté, à quoi nous la relions chacun sans avoir besoin de le dire. Le voir s'éteindre c'était dire au revoir au dernier bastion des souvenirs. Durant 1h40, sans doute romancée, épurée de la moindre aspérité négative on l'a regardé s'animer pour la dernière fois, juste pour nous, nous arrachant dans le même temps sourires et larmes rentrées.
Le jour où cette voix me laissera de marbre il y a fort à parier que je serai morte.
mercredi 12 janvier 2011
mardi 4 janvier 2011
Daydream believer and a homecoming queen
Fondu au noir sur une palette d'émotions que certains qualifieraient de faciles. Je ne sais pas exactement d'où me vient cette affection immodérée pour les séries "adolescentes".
Malgré les sentiments disséqués à travers des phrases alambiquées, les personnages à la grandeur d'âme si peu réaliste et les intrigues "tarte à la crème" j'aime croire que cet univers là conserve une part de vérité bien qu'idéale. Les livres, l'image c'est à eux que je dois la personne que je suis, failles comprises. Refuge à une enfance dérobée trop vite, réconfort naïf d'une trentaine approchante. J'ai décidé que malgré tout, je ne changerai pas, je ne renierai pas le sourire vague et la nostalgie douce amère qu'ils m'apportent..
Malgré les sentiments disséqués à travers des phrases alambiquées, les personnages à la grandeur d'âme si peu réaliste et les intrigues "tarte à la crème" j'aime croire que cet univers là conserve une part de vérité bien qu'idéale. Les livres, l'image c'est à eux que je dois la personne que je suis, failles comprises. Refuge à une enfance dérobée trop vite, réconfort naïf d'une trentaine approchante. J'ai décidé que malgré tout, je ne changerai pas, je ne renierai pas le sourire vague et la nostalgie douce amère qu'ils m'apportent..
dimanche 2 janvier 2011
You two, me and Gene Kelly..
On a laissé les aiguilles s'affoler sur le cadran, à peine rattrapés par les deux dernières minutes de l'année se terminant. Sans phrases surfaites ni silences lourds sans sourire niais sur le visage. Enfin je me suis sentie à ma place.
Pas de photos de cotillons à exhiber pour souligner la gaieté, sans ce besoin hystérique de jeter son bonheur à la face du monde, sans forcer le trait. De la franchise, du spontané, des rires simples, l'acidité d'une tarte au citron et la saveur du vin épicé.
Une soirée sans la pression du compte à rebours, sans résolutions vaines qu'on se fout de tenir.
On était peu, on était nous et c'était bien comme ça.
Pas de photos de cotillons à exhiber pour souligner la gaieté, sans ce besoin hystérique de jeter son bonheur à la face du monde, sans forcer le trait. De la franchise, du spontané, des rires simples, l'acidité d'une tarte au citron et la saveur du vin épicé.
Une soirée sans la pression du compte à rebours, sans résolutions vaines qu'on se fout de tenir.
On était peu, on était nous et c'était bien comme ça.
dimanche 26 décembre 2010
"Pleasure at the Fairground on the way"
Il aurait mieux valu ne pas en parler, éviter de jeter du sel sur les plaies. J'aime l'illusion, elle me rassure, c'est un peu comme retarder l'ouverture d'un courrier désagréable, on le sait là, dans le tiroir ou ailleurs, on sait qu'à un moment ou un autre il faudra affronter la réalité, glisser le doigt sous le rabat, qu'importe il reste ce libre arbitre, celui de laisser trainer les choses.
J'ai reposé le téléphone sur son socle et laissé se décanter les choses quelques jours, sans percuter tout de suite. Les gens m'apprécient pour ma capacité à relativiser leurs affects mais quand il s'agit des miens on ne peut pas être plus à côté de ses pompes.
J'ai vécu, grandi, me suis construite avec des certitudes, des perceptions que je tenais pour acquises, inaltérables.
En réalité je ne sais pas qui elle était, je me suis façonné un petit personnage, je l'ai enjolivé de traits dramatiques adaptés à quelques pauvres souvenirs réels mais la vérité c'est que je ne sais rien mis à part ses goûts peut-être, et des bribes de phrases rapportées auxquelles je ne pourrai jamais réellement accorder foi.
Personne ne pourra jamais combler les blancs, je serai toujours tributaire de ceux qui ont vu, entendu, ceux qui disent savoir, connaitre et mettre des adjectifs précis pour la définir.
Je ne t'en veux pas d'avoir déversé tout ça dans mon oreille mais désormais je ne sais plus quoi penser, de moi, toi ou des autres qui détient sa vérité?
Heureusement, il me restera toujours Simply Red..
J'ai reposé le téléphone sur son socle et laissé se décanter les choses quelques jours, sans percuter tout de suite. Les gens m'apprécient pour ma capacité à relativiser leurs affects mais quand il s'agit des miens on ne peut pas être plus à côté de ses pompes.
J'ai vécu, grandi, me suis construite avec des certitudes, des perceptions que je tenais pour acquises, inaltérables.
En réalité je ne sais pas qui elle était, je me suis façonné un petit personnage, je l'ai enjolivé de traits dramatiques adaptés à quelques pauvres souvenirs réels mais la vérité c'est que je ne sais rien mis à part ses goûts peut-être, et des bribes de phrases rapportées auxquelles je ne pourrai jamais réellement accorder foi.
Personne ne pourra jamais combler les blancs, je serai toujours tributaire de ceux qui ont vu, entendu, ceux qui disent savoir, connaitre et mettre des adjectifs précis pour la définir.
Je ne t'en veux pas d'avoir déversé tout ça dans mon oreille mais désormais je ne sais plus quoi penser, de moi, toi ou des autres qui détient sa vérité?
Heureusement, il me restera toujours Simply Red..
mercredi 15 décembre 2010
Back ?
8 mois de vide numérique, je ne prétendrai pas les combler mais au moins tenter de me reconnecter à cet espace, petit à petit..
jeudi 15 avril 2010
La grognasse du 27.
Tu parasites jusqu'à mes écouteurs, en fait vous êtes deux mais une seule de vous m'intéresse. Je laisse l'autre pourrir au fond du néant de son insignifiance.
J'entends ton rire de sale cochonne, tu te penches vers le conducteur du bus, vous êtes de connivence. Tu t'étouffes tellement de rire que je ne distingue qu'un bout de phrase: "crochu, mais crochu!!" Te croyant à l'abri derrière la vitre qui entoure le chauffeur tu me regardes à la dérobée avant de te détourner pour mieux ricaner dans mon dos.
Du moins c'est ce que tu crois, connasse elle est teintée la vitre mais c'est pas une glace sans tain. Je les vois tes yeux porcins qui se marient à merveille avec ton gros cul qui nécessite surement deux sièges à lui seul.
Subitement tu comprends quelque-chose, tu t'arrêtes, ne te retournes plus. Forcément, j'ai arrêté ma musique, je suis toute à toi, j'attends que tu ouvres ta gueule encore une fois pour te faire bouffer le pare brise. J'ai déjà les images, je te prends par les cheveux, par cette meule de foin ondulée qui te sert de tignasse, et je tape ta tronche de grognasse sur la vitre, jusqu'à ce que ton visage ne soit plus qu'un amas de chair sanguinolente, que ton sang et ta morve, parce que tu chialeras je te le garantis, se mélangent comme les couleurs d'un tableau impressionniste.
Et quand enfin je te lâcherai, petite merde sanglotante, pour descendre à mon arrêt, je te dirai ces quelques mots que jamais tu n'oublieras: "La prochaine fois tu garderas pour toi ce que tu penses des autres."
J'entends ton rire de sale cochonne, tu te penches vers le conducteur du bus, vous êtes de connivence. Tu t'étouffes tellement de rire que je ne distingue qu'un bout de phrase: "crochu, mais crochu!!" Te croyant à l'abri derrière la vitre qui entoure le chauffeur tu me regardes à la dérobée avant de te détourner pour mieux ricaner dans mon dos.
Du moins c'est ce que tu crois, connasse elle est teintée la vitre mais c'est pas une glace sans tain. Je les vois tes yeux porcins qui se marient à merveille avec ton gros cul qui nécessite surement deux sièges à lui seul.
Subitement tu comprends quelque-chose, tu t'arrêtes, ne te retournes plus. Forcément, j'ai arrêté ma musique, je suis toute à toi, j'attends que tu ouvres ta gueule encore une fois pour te faire bouffer le pare brise. J'ai déjà les images, je te prends par les cheveux, par cette meule de foin ondulée qui te sert de tignasse, et je tape ta tronche de grognasse sur la vitre, jusqu'à ce que ton visage ne soit plus qu'un amas de chair sanguinolente, que ton sang et ta morve, parce que tu chialeras je te le garantis, se mélangent comme les couleurs d'un tableau impressionniste.
Et quand enfin je te lâcherai, petite merde sanglotante, pour descendre à mon arrêt, je te dirai ces quelques mots que jamais tu n'oublieras: "La prochaine fois tu garderas pour toi ce que tu penses des autres."
jeudi 25 février 2010
Médusa
Ça résonne dans la rue, un claquement sec traverse mes vitres "en calque", sous mes fenêtres sévit le duo infernal en pleine expérimentation du pétard dans la boîte aux lettres. Trois ans que ce morveux empoisonne le voisinage, quoi qu'il fasse tout se passe dans le bruit et la fureur, caprices, hurlements, tir au pistolet à bille sur automobilistes et le fin du fin apprentissage forcené du trombone à coulisse. En bon leader, il est toujours flanqué d'un sidekick, étrange petite créature que j'ai surnommée à raison "le pas cuit".
Des mois que j'attends mon heure, le moment où je pourrai enfin moucher ces deux nuisances rondouillardes engendrées par des laxistes ignorants de la notion même d'autorité.
J'ouvre discrètement ma fenêtre alors que notre tromboniste trifouille dans ma boîte aux lettres et l'interpelle depuis le deuxième étage. Blafarde dans la lumière du soir, les cheveux agités par le vent tels les serpents d'une gorgone: "Damien! Pas dans ma boîte aux lettres! Qu'est ce que vous faites ici? Vous n'avez rien à faire là. Pourquoi tu ne vas pas faire ça devant chez toi?!"
Bouche ouverte d'étonnement ou peut-être d'horreur, la marmaille se disperse sans une protestation. En voila deux que je ne suis pas près de revoir...
Des mois que j'attends mon heure, le moment où je pourrai enfin moucher ces deux nuisances rondouillardes engendrées par des laxistes ignorants de la notion même d'autorité.
J'ouvre discrètement ma fenêtre alors que notre tromboniste trifouille dans ma boîte aux lettres et l'interpelle depuis le deuxième étage. Blafarde dans la lumière du soir, les cheveux agités par le vent tels les serpents d'une gorgone: "Damien! Pas dans ma boîte aux lettres! Qu'est ce que vous faites ici? Vous n'avez rien à faire là. Pourquoi tu ne vas pas faire ça devant chez toi?!"
Bouche ouverte d'étonnement ou peut-être d'horreur, la marmaille se disperse sans une protestation. En voila deux que je ne suis pas près de revoir...
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