Syl encore, m'apparait métamorphosé en hydre bicéphale, à présent le voir seul tient de l'impossible. Adieu les soirées dvd entre dudes, mc do en take away, adieu les phacochères avachis sur son canapé crème. La fusion en "nous" fout tout en l'air et nous colle le statut de cliché vivant.
En sociologue acerbe j'explore le nouvel habitat de la créature "nous". Lit deux places à demi défait/refait témoignant au choix d'un réveil tardif précipité ou d'un coït matinal (également précipité.) A la cuisine se mêlent les guiness vides de monsieur et le livre de cuisine de Mademoiselle. A la fenêtre les boxers voisinent avec les strings sur l'étendage, exposés au regard des passants. Au milieu de ce mélange trône le chat de l'ex célibataire, bête à poils tricolore qui cherche sa place entre deux bibelots. A dire vrai je ne sais pas vraiment chez qui je suis, si la demoiselle siège ici en invitée longue durée ou en locataire cdi. Le couple, le "nous" en soi c'est bien tant que ça ne nuit pas à l'individualité, et il semble que dans le cas de ces deux là cette notion ne soit plus qu'un lointain souvenir. Une question s'impose soudain à moi: comment vivre ainsi constamment collés sans venir à manquer cruellement d'espace et d'oxygène et à plus long terme, de personnalité?
mercredi 18 mars 2009
lundi 16 mars 2009
Everybody's changing
On est là ou pas, extrême peut-être, peu importe, le "on-off" ne fonctionne pas chez moi...
Syl s'imagine,..., m'imagine immuable. Des mois d'ellipse, de silences, de gestes sans écho ni retour vers moi, mais je devrais malgré tout reprendre ma place de confidente quand il l'a décidé. Désolée mais ça ne marche pas comme ça, il arrive un moment où je me lasse de ces demi-mesures.
Il te faudra désormais t'habituer à mon répondeur, à ce que tes états d'âme tombent dans l'oreille d'une sourde. Sans remords, je disposerai de ce que tu proposes...
Syl s'imagine,..., m'imagine immuable. Des mois d'ellipse, de silences, de gestes sans écho ni retour vers moi, mais je devrais malgré tout reprendre ma place de confidente quand il l'a décidé. Désolée mais ça ne marche pas comme ça, il arrive un moment où je me lasse de ces demi-mesures.
Il te faudra désormais t'habituer à mon répondeur, à ce que tes états d'âme tombent dans l'oreille d'une sourde. Sans remords, je disposerai de ce que tu proposes...
dimanche 1 mars 2009
Raudive through the snow
Un pas après l'autre, chaussures fendues sur tapis glacé, je m'éloigne de ce son qui me porte, qui résonne encore de loin en loin dans la rue. Encore une fois j'y suis entrée, je l'ai trouvé ce monde, cette sensation qui me dépasse, quand la pulsation se déplace et se loge dans mon ventre, s'insinue entre mes tempes quand les basses grimpent jusqu'à l'intolérable. Sur les visages le même plaisir se lit, l'onde traverse les corps, les investit, même immobiles. On ne peut le comprendre sans le vivre ce n'est qu'un bruit confus voire insupportable quand on le subit sans chercher à vraiment le ressentir. Cet instant m'aura suffi, je le garde jalousement sous mon manteau, sous mon chapeau, et disparais derrière le rideau neigeux....
samedi 6 décembre 2008
Jacqueline
Hier soir ma chaise a craqué, je me suis retrouvée à ça du cul par terre, oui, à ça parce que la chute n'était pas pour tout de suite mais ça je l'ignorais encore...
10h30, ce matin, on toque à la porte de ma chambre, c'en est fini du sommeil bienheureux, soudain voila que l'on crève mon oreiller; elle est partie doucement à 1h du mat, ma marraine à confiture, à compos florales séchées, à la main verte, à l'affection indéfectible, elle est partie rejoindre son bien aimé de toujours.
On est jamais assez bien préparé, on a beau savoir, s'y attendre, le choc reste le même, c'est un courant d'air froid qui vous surprend, un vide dont on ne sait quoi faire. Et Paris qui s'amorce la semaine prochaine, la route interminable, les salons surchauffés et les silences chagrins.
Je voulais m'évader, il aurait suffit d'un train, quelques lumières lyonnaises, mais je n'ai pas quitté le quai. Mon billet composté dans la poche, je m'en retourne d'où je viens, je vais chercher ailleurs la paix et le réconfort que tu ne sais plus donner, je te laisse savourer l'ivresse de ta propre complainte. Je suis un spécimen voué à disparaitre, inadapté à cette ère d'amitié consommable qui prend sans jamais plus rendre. Puisqu'on ne peut rien demander alors je ne donnerai plus...
10h30, ce matin, on toque à la porte de ma chambre, c'en est fini du sommeil bienheureux, soudain voila que l'on crève mon oreiller; elle est partie doucement à 1h du mat, ma marraine à confiture, à compos florales séchées, à la main verte, à l'affection indéfectible, elle est partie rejoindre son bien aimé de toujours.
On est jamais assez bien préparé, on a beau savoir, s'y attendre, le choc reste le même, c'est un courant d'air froid qui vous surprend, un vide dont on ne sait quoi faire. Et Paris qui s'amorce la semaine prochaine, la route interminable, les salons surchauffés et les silences chagrins.
Je voulais m'évader, il aurait suffit d'un train, quelques lumières lyonnaises, mais je n'ai pas quitté le quai. Mon billet composté dans la poche, je m'en retourne d'où je viens, je vais chercher ailleurs la paix et le réconfort que tu ne sais plus donner, je te laisse savourer l'ivresse de ta propre complainte. Je suis un spécimen voué à disparaitre, inadapté à cette ère d'amitié consommable qui prend sans jamais plus rendre. Puisqu'on ne peut rien demander alors je ne donnerai plus...
jeudi 27 novembre 2008
"Engagez vous, qu'y disaient!"
L'amitié, plus j'y mets les pieds plus j'encaisse de baffes, inexplicables pour la plupart. Entre excuses foireuses et disparitions à la Copperfield je commence à me lasser d'être sur tous les fronts pour que dalle. Dans ce monde qu'on se le dise il ne faut penser qu'à sa gueule, sans quoi on vous pompe un maximum d'énergie pour mieux se barrer derrière. Mark my words: j'en ai fini de donner, restez tous autant que vous êtes dans votre merde, j'éteins mon portable, vous irez chialer ailleurs....
dimanche 23 novembre 2008
L'hippocampe bleu
Un rien, un détail et le voile s'est levé, soudain j'ai compris. Ce son, cette chose qui m'extirpe des larmes des yeux, qui rouvre des cicatrices si bien dissimulées sous de faux airs cyniques. Une berceuse stupide qui me rappelle cet oiseau bleu lui aussi dont elle tirait la ficelle pour m'endormir...
Je hais cette période, Novembre, Décembre, hiver, le souvenir ravivé de mes ailes d'enfant qui se déchirent. Ce flash qui ne me quitte pas: 4 dans l'adversité de Noël, dans les magasins avec les autres gosses vissés à leur mère, l'injustice me giflant de plein fouet. Cette douleur qui ne se dit pas avec des mots, qu'on ne peut que pleurer, que crier...
Tout est là, devant moi, résumé en un objet, cet hippocampe bleu qui berce ma nièce et me répète indéfiniment sur un petit air à fendre l'âme ce que je n'ai plus, ce que je n'ai pas eu, ce qu'on m'a pris, ce qui fait de moi cette personne incomplète, peu sure et trop sensible... L'Archiduchesse des Détraquées.
Je hais cette période, Novembre, Décembre, hiver, le souvenir ravivé de mes ailes d'enfant qui se déchirent. Ce flash qui ne me quitte pas: 4 dans l'adversité de Noël, dans les magasins avec les autres gosses vissés à leur mère, l'injustice me giflant de plein fouet. Cette douleur qui ne se dit pas avec des mots, qu'on ne peut que pleurer, que crier...
Tout est là, devant moi, résumé en un objet, cet hippocampe bleu qui berce ma nièce et me répète indéfiniment sur un petit air à fendre l'âme ce que je n'ai plus, ce que je n'ai pas eu, ce qu'on m'a pris, ce qui fait de moi cette personne incomplète, peu sure et trop sensible... L'Archiduchesse des Détraquées.
mardi 18 novembre 2008
Appelle mon numéroooo
Je cumule (j'accumule) les merdes et contretemps téléphoniques multiples au point que je me vois devenir folle sous peu. Commençons par le principal, mon réseau mobile qui ne fonctionne plus mais seulement chez moi (pratique quand on travaille à son domicile nan?) bien entendu j'ai beau me démener pour savoir d'où vient le problème mon opérateur ne sachant quoi me répondre propose tout et son contraire. Passons maintenant à nos amis de la SNCF pas foutus d'orthographier une adresse correctement et qui envoient la carte que j'attends depuis des semaines à Tataouine. Mais bien sûr pour le savoir il m'a fallu appeler un service surtaxé, avec en bonus la musique classique d'attente qui permet de se préparer à un entubage sévère en plus d'une facture de fixe des plus gratinées. Pour couper court, conseil d'amie, évitez d'appeler toute administration de bon matin, vous n'aurez droit qu'à un ramassis d'endormis en mal de caféine ou de mal embouchés qui vous mèneront partout sauf là où vous le voulez...
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