Marquée du sceau funeste, peu à peu la famille se désagrège, corbillards qui se suivent et se ressemblent...
"C'est le Bon Dieu qui décide" dit mon père impassible, infatué de cette conviction invérifiable. Foutaise que de se croire guidés par une entité qui nous chavire à sa guise. Je préfère encore nier cette hypothèse, et quand bien même je me tromperais, je ne saurais lui pardonner de nous avoir sabotés...
dimanche 16 novembre 2008
samedi 8 novembre 2008
Paris (Avril 2008)
Les kilomètres s’enchaînent sur les premières lueurs de l’aube, les écouteurs dans les oreilles, je me laisse couler au fond du siège. J’oscille entre pop anglaise et ambiance asiatique en décalage avec l’autoradio paternel. Quelques heures me séparent de la capitale et de ma famille endeuillée. Nous sommes peu nombreux, je les vois à peine une fois tous les cinq ans. Pas de haine ni de froideur entre nous pourtant, juste une distance géographique importante et des vies trop chargées.
Ma marraine vient de perdre son mari, que je considérais comme l’unique joyeux drille de cette famille de grands discrets. Quarante ans de vie commune viennent de partir en fumée, la laissant seule dans un grand appartement vide de la banlieue parisienne. Son image de femme dynamique et forte disparaît sitôt la porte passée, je la trouve ramassée au fond d’un fauteuil dans le salon dégagé pour l’après cérémonie. Elle parle tout doucement, économise son souffle un peu rauque : « …le médecin n’a pas voulu me le dire tout de suite… »
Elle ne pleure pas mais de chacune de ses intonations émane une souffrance audible. C’est pour elle que je suis venue mais la peur me prend soudain, la peur devant ce corps frêle, cette perruque ébouriffée due à la chimio qui a remplacé le chignon que je lui ai toujours connu.
Je me suis assise sur la première chaise venue, je suis des yeux le dessin régulier de l’hideuse tapisserie, suffoque dans la pièce surchauffée. Je suis là, avec malgré tout le désir impérieux d’être partout ailleurs, de ne pas subir cette peine qui s’abat sur nos épaules comme une chape de plomb. Je regarde oncles et tantes engoncés dans leur tenue de circonstance, se déplacer d’une pièce à l’autre à pas feutrés. Une heure interminable passe, j’avale un simulacre de sandwich, la gorge serrée. Sur le canapé, mon cousin rompt subitement le silence : « … surtout ne pas penser à l’heure qui va suivre, se concentrer sur l’instant présent.» C’est l’idée générale qu’il développe avant de se perdre en conjectures philosophiques sans queue ni tête.
C’est la première fois que j’entre dans un funérarium, le lino couine sous les pieds tandis qu’un homme encravaté nous guide vers l’étage. Ici le mort est une marchandise comme une autre, chacun des employés obéit à un rituel défini, parle aux familles comme l’on récite une leçon bien apprise. En un éclair je comprends ce qui m’avait échappé jusque là : nous ne sommes pas ici pour retrouver le corbillard, le cercueil est là haut, ouvert jusqu’à mi-poitrine dans une pièce prévue à cet effet. Je n’irai pas plus loin que le linoléum aseptisé de la salle d’attente, je refuse d’ancrer à jamais dans mon esprit, l’image d’un cadavre bien maquillé pour supplanter le souvenir de ce même corps en vie, nonchalamment vautré dans le hamac de sa maison de campagne. Ensuite commence le périple funéraire, la circulation dense nous empêche de suivre correctement le corbillard qui nous mène à l’église.
L’église, mon lieu de peine, mon « chemin de croix »… Chaque cérémonie triste ou gaie me jette à chaque fois dans le même cauchemar émotionnel, me ramène une quinzaine d’années en arrière, ravivant l’horreur enfantine que j’enterre sous des kilos de cynisme. Mes sœurs, mon père et moi dans une église moderne aux murs gris et glacés, face au cercueil en bois clair qui contient l’essence même de nos vies : ma mère.
A 25 ans passés je ne parviens toujours pas à juguler ce trop plein qui me dépasse lors d’une célébration. Mais je dois également cela au caractère déprimant de toute messe catholique. A peine le parvis franchi, je suis envahie de gerbes de fleurs, enrobée par l’instrumentale de Trenet, dont « la mer » résonne dans toute la voûte, j’écarquille les yeux pour empêcher des larmes acides d’en déborder. Je subis le discours empesé du prêtre, ses lieux communs sur la mort qui n’est pas la fin de la vie. J’aimerais qu’il se taise un instant, qu’il cesse d’énoncer toutes ces belles prières inutiles qui ne s’adressent qu’à une croyance faiblissante. La mascarade ne devient belle que lorsque mon cousin se lève et prend sa guitare sèche, comme ça, sans micro ni ampli, avec cette force insensée qui le maintient en équilibre on ne sait comment. Il joue « Nuage » de Django Reinhardt, en se balançant d’avant en arrière comme pour bercer un enfant. Je regarde son visage concentré sur la musique, sur la partition qui n’existe que pour son esprit, ce morceau répété mille fois avant d’obtenir l’interprétation parfaite. Un instant son expression se crispe, comme un sanglot qu’il étouffe mais il continue fier et grave, à côté du cercueil scellé de rouge et de l’encensoir qui se balance.
Et après les voitures, encore, des détours insupportables, un cimetière introuvable que l’on déniche enfin. Immense, parisien dans sa démesure, ses allées et ronds points labyrinthiques.
L’équipe de croque morts et son chef à gueule de fouine vicieuse officie encore, dans toute la magnificence de ses codes affectés . Une minute de silence, le vent froid, mes cheveux dans les yeux et gueule de fouine qui m’observe à la dérobée. La portée du cercueil deux par deux en parfaite symétrie, la main demeurée libre dans le dos, paume exposée. Trop de fleurs, des roses rouges somptueuses, éphémères, une folie de ma tante qui balance l’argent par les fenêtres en croyant bien faire. Le cercueil enseveli sous un amas rouge. J’ai jeté la mienne dans la fosse en m’appliquant à viser comme si ça avait une importance quelconque.
Et de nouveau l’appartement surchauffé, le salon bondé de visages inconnus, les tartes aux pommes, le café et quelques anecdotes glissées ça et là. Il se crée soudain un espace intimiste et doux, rires discrets, sourires timides, une parenthèse hors du temps.
Le temps d’une histoire, j’entrevois les années 60 , le temps des yéyés, les costumes en alpaga, les dancings à la mode, les illustrés et la cuisine au beurre.
Une heure plus tard, je claque une dernière fois la portière de la voiture qui nous ramène à nos vies mises sur pause depuis seulement une journée et 500km mais qui m’a semblé durer une éternité.
J’ai repris les écouteurs comme à l’aller mais je ne somnole pas cette fois, trop d’images habitent désormais mes pensées, au fur et à mesure d’obscurs souvenirs ont repris leur place, dérangeant le flou prudemment posé par dessus.
J’ai de nouveau dix ans, des collants que je déteste et une jupe plissée noire qui me serre trop à la taille. Je revois le manteau de fausse fourrure d’une amie de ma mère et mes larmes, ma morve de môme qui s’y répandent alors qu’elle m’étreint. Elle porte ce parfum vaporeux typique des mamans, ce parfum de femme posée qui vous monte à la tête...
Ma marraine vient de perdre son mari, que je considérais comme l’unique joyeux drille de cette famille de grands discrets. Quarante ans de vie commune viennent de partir en fumée, la laissant seule dans un grand appartement vide de la banlieue parisienne. Son image de femme dynamique et forte disparaît sitôt la porte passée, je la trouve ramassée au fond d’un fauteuil dans le salon dégagé pour l’après cérémonie. Elle parle tout doucement, économise son souffle un peu rauque : « …le médecin n’a pas voulu me le dire tout de suite… »
Elle ne pleure pas mais de chacune de ses intonations émane une souffrance audible. C’est pour elle que je suis venue mais la peur me prend soudain, la peur devant ce corps frêle, cette perruque ébouriffée due à la chimio qui a remplacé le chignon que je lui ai toujours connu.
Je me suis assise sur la première chaise venue, je suis des yeux le dessin régulier de l’hideuse tapisserie, suffoque dans la pièce surchauffée. Je suis là, avec malgré tout le désir impérieux d’être partout ailleurs, de ne pas subir cette peine qui s’abat sur nos épaules comme une chape de plomb. Je regarde oncles et tantes engoncés dans leur tenue de circonstance, se déplacer d’une pièce à l’autre à pas feutrés. Une heure interminable passe, j’avale un simulacre de sandwich, la gorge serrée. Sur le canapé, mon cousin rompt subitement le silence : « … surtout ne pas penser à l’heure qui va suivre, se concentrer sur l’instant présent.» C’est l’idée générale qu’il développe avant de se perdre en conjectures philosophiques sans queue ni tête.
C’est la première fois que j’entre dans un funérarium, le lino couine sous les pieds tandis qu’un homme encravaté nous guide vers l’étage. Ici le mort est une marchandise comme une autre, chacun des employés obéit à un rituel défini, parle aux familles comme l’on récite une leçon bien apprise. En un éclair je comprends ce qui m’avait échappé jusque là : nous ne sommes pas ici pour retrouver le corbillard, le cercueil est là haut, ouvert jusqu’à mi-poitrine dans une pièce prévue à cet effet. Je n’irai pas plus loin que le linoléum aseptisé de la salle d’attente, je refuse d’ancrer à jamais dans mon esprit, l’image d’un cadavre bien maquillé pour supplanter le souvenir de ce même corps en vie, nonchalamment vautré dans le hamac de sa maison de campagne. Ensuite commence le périple funéraire, la circulation dense nous empêche de suivre correctement le corbillard qui nous mène à l’église.
L’église, mon lieu de peine, mon « chemin de croix »… Chaque cérémonie triste ou gaie me jette à chaque fois dans le même cauchemar émotionnel, me ramène une quinzaine d’années en arrière, ravivant l’horreur enfantine que j’enterre sous des kilos de cynisme. Mes sœurs, mon père et moi dans une église moderne aux murs gris et glacés, face au cercueil en bois clair qui contient l’essence même de nos vies : ma mère.
A 25 ans passés je ne parviens toujours pas à juguler ce trop plein qui me dépasse lors d’une célébration. Mais je dois également cela au caractère déprimant de toute messe catholique. A peine le parvis franchi, je suis envahie de gerbes de fleurs, enrobée par l’instrumentale de Trenet, dont « la mer » résonne dans toute la voûte, j’écarquille les yeux pour empêcher des larmes acides d’en déborder. Je subis le discours empesé du prêtre, ses lieux communs sur la mort qui n’est pas la fin de la vie. J’aimerais qu’il se taise un instant, qu’il cesse d’énoncer toutes ces belles prières inutiles qui ne s’adressent qu’à une croyance faiblissante. La mascarade ne devient belle que lorsque mon cousin se lève et prend sa guitare sèche, comme ça, sans micro ni ampli, avec cette force insensée qui le maintient en équilibre on ne sait comment. Il joue « Nuage » de Django Reinhardt, en se balançant d’avant en arrière comme pour bercer un enfant. Je regarde son visage concentré sur la musique, sur la partition qui n’existe que pour son esprit, ce morceau répété mille fois avant d’obtenir l’interprétation parfaite. Un instant son expression se crispe, comme un sanglot qu’il étouffe mais il continue fier et grave, à côté du cercueil scellé de rouge et de l’encensoir qui se balance.
Et après les voitures, encore, des détours insupportables, un cimetière introuvable que l’on déniche enfin. Immense, parisien dans sa démesure, ses allées et ronds points labyrinthiques.
L’équipe de croque morts et son chef à gueule de fouine vicieuse officie encore, dans toute la magnificence de ses codes affectés . Une minute de silence, le vent froid, mes cheveux dans les yeux et gueule de fouine qui m’observe à la dérobée. La portée du cercueil deux par deux en parfaite symétrie, la main demeurée libre dans le dos, paume exposée. Trop de fleurs, des roses rouges somptueuses, éphémères, une folie de ma tante qui balance l’argent par les fenêtres en croyant bien faire. Le cercueil enseveli sous un amas rouge. J’ai jeté la mienne dans la fosse en m’appliquant à viser comme si ça avait une importance quelconque.
Et de nouveau l’appartement surchauffé, le salon bondé de visages inconnus, les tartes aux pommes, le café et quelques anecdotes glissées ça et là. Il se crée soudain un espace intimiste et doux, rires discrets, sourires timides, une parenthèse hors du temps.
Le temps d’une histoire, j’entrevois les années 60 , le temps des yéyés, les costumes en alpaga, les dancings à la mode, les illustrés et la cuisine au beurre.
Une heure plus tard, je claque une dernière fois la portière de la voiture qui nous ramène à nos vies mises sur pause depuis seulement une journée et 500km mais qui m’a semblé durer une éternité.
J’ai repris les écouteurs comme à l’aller mais je ne somnole pas cette fois, trop d’images habitent désormais mes pensées, au fur et à mesure d’obscurs souvenirs ont repris leur place, dérangeant le flou prudemment posé par dessus.
J’ai de nouveau dix ans, des collants que je déteste et une jupe plissée noire qui me serre trop à la taille. Je revois le manteau de fausse fourrure d’une amie de ma mère et mes larmes, ma morve de môme qui s’y répandent alors qu’elle m’étreint. Elle porte ce parfum vaporeux typique des mamans, ce parfum de femme posée qui vous monte à la tête...
mercredi 5 novembre 2008
Ne m'appelez pas "Madame"!
Parfaitement, j'ai 25 ans et cette appellation me fait frémir. Question de respect ou de position sociale je m'en fiche, Madame, ce n'est pas pour moi. Pas mariée, pas de perspective d'enfantement à l'horizon, pas de rides aux coins des yeux (du moins il me semble...) ce statut n'est pas mérité. Je dirais même plus, je suis encore trop puérile pour ça: couchée à pas d'heure, snobbeuse de réveil matin, leitmotiv alimentaire principal: "si c'est gras ça me va", encore un peu night clubbeuse sur les bords, quelques bitures mémorables au compteur... Revoyez votre copie, on en reparlera dans 10 ans...
mercredi 29 octobre 2008
Zombie
Week end en demi teinte, entre grandes respirations joviales et apnée inévitable. Je n'aime pas faire dans le détail, alors j'irai au plus simple et par la même, au plus important. Si vous n'avez jamais vu un Romero l'évènement un peu insensé auquel j'ai participé n'aura pas beaucoup de sens pour vous, mais pour les autres imaginez: une place lyonnaise et son vieux quartier envahis par des hordes de zombies avides de cervelle fraiche, se disputant des membres sectionnés, se jetant sur des proies hurlantes chacun grognant à qui mieux mieux, le leitmotiv principal étant les mots: "viande!!" et "cerveau!!" Bien sûr rien de réel là dedans, juste des personnes extrêmement motivées et organisées, de très bons maquilleurs bénévoles, des accessoires et une très bonne ambiance générale. Curieusement je m'accroche à cette expérience là, dans l'espoir vain d'occulter le reste de ces 48 heures émaillées de doute et d'incompréhension. Il y a quelques années dans un moment de colère une amie m'avait dit: "...mais toi de toute façon tu as besoin de faire dans le social pour te sentir exister, il faut toujours que tu prennes quelqu'un sous ton aile!" Et parfois je me demande si elle se trompait...
Mon dilemme est le suivant: à quel moment une amitié saine bascule vers l'assistanat pur et simple?
Mon dilemme est le suivant: à quel moment une amitié saine bascule vers l'assistanat pur et simple?
mercredi 22 octobre 2008
...with my sister standing by...
Environ 17 ans dans la même chambre, espace vital partagé, limité. Mon bordélisme, mes chialeries, son autoritarisme, ses révisions tardives et la lumière de la lampe dans mes yeux.
Deux caractères antinomiques s'accommodant tant bien que mal...
Et puis j'ai 19 ans, la pièce est mienne, son lit à peine démonté je pousse les meubles, je crée mon antre, j'exulte, n'ayons pas peur des mots. Depuis nos deux mondes se sont fermés et ne se rencontrent plus, ne se comprennent pas. Six ans ont passé et elle pense toujours me connaitre à 100%, s'invite dans mes quartiers sans frapper, met son nez partout, faisant passer ses incursions dérangeantes pour un droit de propriété inaliénable. Il lui faudrait se rendre à l'évidence, je ne suis plus la gamine aux cheveux frisés hirsutes qui pleurait à la moindre contrariété et semait le chaos sur son passage tout comme elle n'est plus le bulldozer tyrannique qui ne pouvait jamais s'arrêter de parler.
Mais il lui faudrait comprendre vite sous peine de voir le fossé se creuser tant et si bien que toute communication deviendra impossible...
Deux caractères antinomiques s'accommodant tant bien que mal...
Et puis j'ai 19 ans, la pièce est mienne, son lit à peine démonté je pousse les meubles, je crée mon antre, j'exulte, n'ayons pas peur des mots. Depuis nos deux mondes se sont fermés et ne se rencontrent plus, ne se comprennent pas. Six ans ont passé et elle pense toujours me connaitre à 100%, s'invite dans mes quartiers sans frapper, met son nez partout, faisant passer ses incursions dérangeantes pour un droit de propriété inaliénable. Il lui faudrait se rendre à l'évidence, je ne suis plus la gamine aux cheveux frisés hirsutes qui pleurait à la moindre contrariété et semait le chaos sur son passage tout comme elle n'est plus le bulldozer tyrannique qui ne pouvait jamais s'arrêter de parler.
Mais il lui faudrait comprendre vite sous peine de voir le fossé se creuser tant et si bien que toute communication deviendra impossible...
mardi 21 octobre 2008
Une fille qui a des couilles!
Je n'aime pas que l'on me définisse, que l'on m'évalue en un regard capable ou non de telle ou telle chose car c'est à moi seule d'en juger. C'est ce qui m'amène parfois à accepter ce que d'autres filles moins téméraires refusent. C'est parce que je n'ai pas voulu être la jouvencelle qui garde les sacs et observe de loin, que je me suis retrouvée la tête en bas dans un manège de cinglé avec une rangée d'amis mâles débordant de testostérone rugissant "plus vite!!!!" pendant que je me livrais à une imitation parfaite du cri suraigu de Ruby Rod dans le cinquième élément. Le problème c'est de savoir s'arrêter au bon moment...
Non contente d'avoir survécu au "Vortex" j'ai retenté l'expérience centrifuge une heure plus tard l'estomac lesté d'un churros ou deux, erreur fatale dont je tairai l'inévitable conséquence!
Comme quoi, il ne faut pas confondre une paire de corones et un simple besoin d'adrénaline...
Non contente d'avoir survécu au "Vortex" j'ai retenté l'expérience centrifuge une heure plus tard l'estomac lesté d'un churros ou deux, erreur fatale dont je tairai l'inévitable conséquence!
Comme quoi, il ne faut pas confondre une paire de corones et un simple besoin d'adrénaline...
dimanche 12 octobre 2008
These bonds are schackle free
Des yeux bleus immenses qui me fixent, me scrutent intensément comme pour me dénoncer. Elle est ma famille mais me reste étrangère, pire encore cette créature me paralyse. Elle est ma nièce, mon sang mais je n'éprouve rien. Deux mois qu'elle est sur terre mais la distance perverse se creuse, ses cris me percent les tympans, son odeur m'insupporte, je ne sais rien exprimer d'autre que du vide à son encontre...
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